
Nous sommes dans la province du Anhui, une des plus pauvres du pays, et pourtant une des plus visitées, grâce à une attraction majeure pour les Chinois eux-mêmes, le Huangshan, les montagnes Jaunes, célébrées depuis toujours par les peintres et les poètes classiques.
Un projet de couple... d'amis
L'ascension, à pied ou en téléphérique, amène chaque semaine des milliers de randonneurs qui passent généralement la nuit au sommet pour assister à un lever de soleil magique. Quelques uns d'entre eux, initiés ou bien renseignés, descendent de l'autre côté de la montagne et se rendent, à deux heures d'une route magnifique, dans la Maison du Maître des Thés.
Là ils sont accueillis avec chaleur par deux compères, amis depuis 5 ans. Un peintre et photographe chinois, Tang Guo, propriétaire de la maison, et un jeune Français venu comme chargé de mission au consulat de Shanghai, et tombé amoureux de la Chine... et de sa future femme chinoise.
Venu rendre visite à son ami, il est séduit par le village et le sourire de ses habitants. Il achète la ruine voisine. Et tous deux commencent à recevoir copains et relations pour les vacances ou les week-ends. De là à ouvrir plus grand les portes... ils franchissent le pas de la commercialisation il y a deux ans.

Vivre en Chine, chez un Chinois On arrive ici à pied, le village n'a pas de rues et pas de voitures, les ruelles dallées n'acceptent que les piétons. Une porte au loquet de cuivre, un jardin de pivoines, une porte-lune en briques bleutées, un autre jardin où trône un cassia, et la maison est là.
Murs blancs, toits de tuiles grises, grand hall mansardé au centre, trois chambres et deux salles de bain d'un côté, une cuisine-salle à manger, un salon cheminée et une bibliothèque de l'autre. Le plan est simple, le décor est de bois et de plâtre sans fioritures, réchauffé des peintures et calligraphies de Tang Guo et de nombreuses antiquités chinées par Julien chez le brocanteur du village. L'ensemble est nature, pas surfait, aucun mauvais goût mais pas non plus de recherche design tendance. Ici, vous êtes en Chine chez un Chinois.
Un thé vert sous la glycine, une sieste au son de la source qui jaillit dans le bassin aux lotus, et l'envie de découvrir le village avec vos nouveaux amis. Ils connaissent tout le monde, ont monté un groupement des jeunes artisans pour vendre leur production sur le net et tenter ainsi de prévenir l'exode grâce à un complément d'activités. Se balader en leur compagnie est un régal, et ils se font un point d'honneur d'être toujours là pour ça.
Le soir, ils vous offrent l'apéritif au coin du feu s'il fait encore frais ou dans le jardin en été. Les plats du dîner sont cuisinés et livrés par les voisines. La nuit est douce et silencieuse. Demain sera consacré aux randonnées ou promenades à votre gré.
Une première en Chine Cha Shi Wu, la Maison du Maître des Thés, est une expérience rare, une première en Chine. Ici l'extraordinaire est l'authenticité d'un village de l'époque Ming habité par des Hans d'aujourd'hui, et le vrai luxe est la convivialité et la qualité des hôtes de la maison. A savourer sans modération tant qu'ils ne sont pas complets.
Cha Shi Wu est au programme de :
Orients,
01 40 51 10 40 Asia,
01 56 88 66 50 ou en direct sur le site
www.chawu.com